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lundi 26 septembre 2016

Blue Apron : une start-up avec une croissance incroyable

Connaissez-vous Blue Apron (Tablier Bleu en français) ?

Cette start-up est peu connue du grand public européen même si quelques sociétés européennes et notamment françaises ont des propositions de valeur et des modèles économiques très proches.

Blue Apron a une proposition de valeur simple : vous livrer une fois par semaine des ingrédients parfaitement proportionnés accompagnés des recettes pour les cuisiner. Les ingrédients sont frais et les recettes sont didactiques. Plus besoin de faire les courses, plus besoin d’acheter à l'autre bout de la ville, l'ingrédient rare dans un grand sachet alors que nous n'avons besoin que de 2 grammes.
Blue Apron nous rend la cuisine facile et agréable.

Les boxes livrées sont relativement onéreuses. Pour 3 repas par semaine pour 2 personnes, le prix de la box Blue Apron est de 59.94$, soit 9.99$ par personne et par repas. Le détail du pricing est ici.

En septembre 2016, Blue Apron comptait 4 000 employés, 3 centres logistiques et une équipe dédiée de "agri-écologistes".

Je parle de Blue Apron car cette start-up connaît un immense succès. Créée en 2012 à New York, Blue Apron a une croissance fulgurante.

En novembre 2014, Blue Apron annonçait livrer 1 million de repas chaque mois. A 10$ par repas, cela représentait un chiffre d'affaire annuel de 120 M$. Quelques mois plus tard, en juin 2015, la start-up communiquait sur 3 millions de repas livrés chaque mois, soit un chiffre d'affaires de 360 M$ par an. En septembre 2016, les chiffres annoncés sont encore plus impressionnant puisqu'on parle de 8 millions de repas livrés par mois et donc d'un chiffre d'affaires annuel de 960 M$. Des rumeurs d'IPO circulent même !

Bien entendu, cette croissance s'est appuyée et/ou a permis des levées de fonds conséquentes. Selon Crunch Base, Blue Apron a levé un total de 194 M$ en 5 tours de table. La dernière augmentation de capital qui a eu lieu en juin 2015 totalise à elle seule 135 M$ sur une valorisation de 2 milliards ! En novembre 2014, quand la société vendait 1 M de repas par mois, la valorisation était de 450 M$.

Au capital, on retrouve Bessemer Ventures Partenrs dont j'ai déjà parlé au sujet de leur anti-porfolio. Bessemer a investi dès le tour d'amorçage et a ensuite participé aux quatre autres augmentations de capital de Blue Apron.
Les levées de fonds se sont séquencées de la manière suivante :
  • Amorçage : tour d'amorçage de 800 K$
  • 1er tour : février 2013, 3 M$ levés
  • 2e tour : août 2013, 5M$ levés
  • 3e tour : avril 2014, 50 M$ levés sur une valorisation de 450 M$
  • 4e tour : juin 2015, 135 M$ levés sur une valorisaiton de Blue Apron de 2 milliards
La dernière levée de fonds de 135 M$ a été utilisée pour accroître le nombre de centre logistiques et développer les autres aspects logistiques, notamment informatique. 

 


Si vous voulez avoir plus d'informations sur Blue Apron, je vous conseille les articles suivants :

  • Fortune : http://fortune.com/2016/09/24/how-blue-apron-got-it-right/
  • Tech Crunch : https://techcrunch.com/2015/06/09/blue-apron-cooks-up-135-million-in-series-d-funding/
  • Crunch Base : http://www.crunchbase.com/organization/blue-apron#/entity
  • Zacks : https://www.zacks.com/stock/news/231933/will-blue-aprons-next-delivery-be-an-ipo



lundi 12 septembre 2016

Les chiffres clés du e-commerce en France (chiffres de la FEVAD)


Les principaux indicateurs clés à retenir de cette étude sont les suivants :
  • Le chiffre d’affaires du e-commerce pour l’année 2015 s’élève à 65 Mds € en hausse de 14% par rapport à 2014. 
  • Pour la première  fois, le chiffre d’affaires du m-commerce, c’est-à-dire le commerce sur mobile représente 10% du total à 6,4 Mds€. La progression du m-commerce est de 40% entre 2014 et 2015. Depuis 2011, le m-commerce est passé de 0,4 Mds € de chiffre d’affaires à 6,4 Mds€.
  • Le montant moyen d’une transaction e-commerce est de 78 €, en baisse de 4,5% par rapport à 2014. Surtout, le montant moyen est en forte baisse sur le long terme puisqu’il était de 90€ en 2010, soit une baisse de 13% en 6 ans.
  • En moyenne, les consommateurs sur Internet réalisent 22,9 transactions par an, soit presque 2 par mois. 
  • Si le panier moyen baisse sur le long terme, le montant total dépensé sur Internet augmente. Ainsi, un acheteur dépense en moyenne 1780€ par an sur Internet en 2015 contre 1500€ en 2013.
  • Le e-commerce a encore de belles marges de progression en France car il représente uniquement 7% du commerce de détail en 2015 (nous sommes à 10% pour les Etats-Unis). Il faut cependant regarder cette part du e-commece dans le commerce de détail avec plus de précision car pour certains secteurs comme le voyage, le e-commerce représente 43% du chiffre d’affaires total du secteur.
  • Le nombre de sites actifs est également en forte hausse puisqu’il y avait 182 000 sites actifs en 2015 contre 64 000 en 2009. Mais attention ! Ce chiffre doit être mis en relation avec le chiffre d’affaires généré et là, il y a une très forte disparité : 4.9% des sites actifs en 2015 ont généré 85% du chiffre d’affaires du e-commerce. La répartition se fait comme suit :
    • 95.1% des sites e-commerce réalisent moins de 1 millions € de chiffre d'affaires
    • 4.3% des sites e-commerce réalisent de 1 à 10 millions € de chiffre d'affaires
    • 0.6% des sites e-commerce réalisent plus de 10 millions € de chiffre d'affaires
  • 89% des sites e-commerce en France font moins de 10 ventes par jour.


Se lancer sur Internet en e-commerce peut sembler facile et moins onéreux qu'en physique, notamment parce qu'il n'y a pas de droit au bail à payer, mais décoller sur Internet demande du temps et est compliqué. 

Concernant les places de marché, leur essor se confirme année après année. 
  • 34% des Internautes ont acheté sur des places de marché au cours des 6 derniers mois (l'étude date de juin 2016)
  • 29% des sites e-commerce utilisent un site web revendeur ou une place de marché
  • Le volume d'affaires réalisé sur les places de marché est passé de 2.3 millairds € en 2014 à 3.1 milliards € en 2015. Ces 3.1 milliards € représentent 9% des parts de ventes de produits en ligne. 

Pour la livraison, la FEVAD a publié pour la première fois une statistique qui indique le temps moyen qui s'écoule entre le passage de commande et la réception de celle-ci : le click-to-possession. 
  • Le click-to-possession est de 5.3 jours en moyenne en France. 


Enfin, au niveau du e-commerce mondial, la France se situe au 5e rang en terme de chiffre d'affaires généré derrière la Chine (1er), les Etats-Unis (2e), le Royaume-Uni (3e) et le Japon (4e).
L'étude note qu'avec "un taux d'équipement Internet équivalent à la moyenne européenne (83%), le taux d'e-acheteurs en France est de 12 points au-dessus de la moyenne européenne". 

Pour avoir plus de chiffres et d'information, je vous recommande de lire l'étude de la FEVAD qui est très claire et très complète : les chiffres clés 2016. 

mardi 5 mai 2015

34% des internautes qui se rendent en magasin pour récupérer leur produit commandé sur Internet déclarent faire un achat complémentaire.

http://m.fr.fashionmag.com/news/Barometre-e-reservation-le-Web-to-store-repond-a-un-besoin-complementaire,482994.html#utm_source=newsletter&utm_medium=email